Une pandémie qui affole

Coucou tout le monde,

Comme promis, me revoilà avec un tout nouvel article. Aujourd’hui, je reste dans ma série de sujet en lien avec le coronavirus mais je vais plus parler du sentiment de peur. Ces derniers jours, tandis qu’une partie du monde s’affole de ce qu’il se passe, d’autres, quant à eux continuent de vivre comme rien était. Il y a une grosse ambivalence vis à vis du comportement des citoyens.

La peur n’est pas une inconnue, ce qui la rend encore plus particulière est le caractère de la situation pandémique que nous vivons actuellement. Elle est comme encore plus perceptible qu’elle ne l’est à l’accoutumée. Je l’ai vu dans plusieurs contextes. Je l’ai pour la première fois vue lorsque les gens se sont rués dans les magasins alimentaires. J’avoue que j’ai même été choqué du comportement de certains… elle n’est pas la cause de ce genre d’actes mais ces derniers découlent de ce sentiment.

Je me rappelle encore de cette journée où mon mari et moi sommes allés faire les courses en magasin, depuis nous allons en drive. Nous avions tout d’abord été acheté du pain en boulangerie. Le sentiment lors de cette première sortie hors de chez nous (le confinement est entré en vigueur à 12h ce jour là) a déjà été irréaliste. Je me serais cru dans un scénario de type à la « The Walking Dead » en m’attendant à ce qu’un zombi nous surgissent dessus tellement c’était désert ou bien un scénario type western. Vous savez, c’était comme ce moment où le duel final approchait. Je me suis sentie en insécurité profonde, nous étions les seuls à aller à la boulangerie. Il n’y avait personne dehors, ni même dans les parkings, ni dans les rues, pas une voiture, rien… J’avoue que cela m’a fait un gros choc de voir ce paysage désert où l’on sentait un danger imminent.

Nous avons ensuite enchaîné pour aller faire quelques courses. Nous n’avions pas l’intention de dévaliser le magasin non plus, juste de faire des courses peut-être un peu plus large mais raisonnables. Arrivés sur le parking, je me rappelle encore de voir que celui-ci était plein et les voitures tournaient en rond pour trouver une place. Les gens couraient avec leur caddie et là, j’ai vraiment senti un fort sentiment de panique. La première choses qui m’est venue à l’esprit, c’est cette impression que c’était la fin du monde. Dans le magasin, les gens couraient pour la plupart… j’ai vu de la peur dans les yeux de certains mais aussi un sentiment de détermination qui faisait froid dans le dos pour d’autres. Beaucoup étaient là pour prendre le maximum de choses même s’ils n’avaient aucune urgence à acheter toutes ces choses.

On sentait bien que la moindre petite chose pourrait mener à bien des violences… à ce moment, j’avais juste envie de partir… J’ai eu peur non pas du virus en tant que tel mais du comportement des gens… plus aucun sens civique, amasser pour eux et tant pis si les autres ont besoin même s’ils ont 25 paquets de pâtes et les autres rien… c’est comme si les instincts primitifs de l’humain reprenait le dessus… mais nous avons évolue, nous sommes un monde social ? en lien ? nous sommes censés nous inquiéter et prendre soin les uns des autres non ? En décrivant cet épisode, une vidéo vue sur le net me revient en tête… je ne sais pas si vous l’avez vu. Dans cette vidéo, on voit, des femmes se battre pour du papier toilette, oui du papier toilette…

C’est comme le virus avait donné un autre virus aux gens, celui de l’individualisme, de l’égoïsme, des incivilités… Instinct de survie ? Je sais pas. Nous sommes des êtres « sociaux ». Ce qu’il ne faut pas oublier c’est que la peur provoque de la peur… et c’est pareil pour le manque, la peur du manque appelle la peur du manque. En voyant, les gens qui stocker de denrées alimentaires non périssables et le fameux papier toilette, les autres ont eu peur de manquer à leur tour et c’est une chaîne sans fin… ça devient du chacun pour soi. La lutte pour le papier toilette, je m’en souviendrais! Autour de chez nous, il y avait des ruptures de stock partout, on a vraiment eu du mal à remettre la main sur le « précieux » papier toilette.

Au-delà de la peur du manque, il y a la peur de tomber malade mais ça je vous en parlerais dans mon prochain article 😉

2 réflexions sur « Une pandémie qui affole »

  1. Merci Anaïs pour tes articles qui parlent de ce que tu as vécu et de tes ressentis ❤💋💋

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    1. Merci à toi d’avoir pris le temps de lire mon article, ça me touche beaucoup 🙂

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